Eté, poème a Juin
Berthe Morisot
Lorsque le printemps s’en va, le chant des hirondelles
Résonne à grands cris dans mon ciel
Son absence
laisse en mon âme une ombre légère
Telle une note de
musique suspendue dans l'air
Et je reconnais
sur chaque fleur
L’émotion qui
secoue toute pétale
On dirait le vent
qui entraine les voiles
Et ce n’est que
le miroir de mon cœur
Soit que la
finesse ait abandonné mon vers
Ou que la
jeunesse a été bien éphémère
L’été à présent s’établit
Les feuilles
fanent et les heures creusent
Mais mon âme veut
bien redevenir heureuse
Alors elle chante
affaiblie
Toute chanson de
toute lueur
Tout refrain qui adoucit
le coeur
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