Machine du temps , poème à juin

 Machine du temps , poème à juin



Edgard manet, avant le miroir 




Je trépigne où tu passes…

Toi qui ignores ma passion, hélas !

Car répéter encore cette pièce !

C’est peiner sans cesse…     

 

Tu cours et cette machine

Si du temps, j’en avais l’usine

Les moteurs et les engrenages à faire bouger

Autour des planètes comme un boulanger

 

Ce pain défourné serait si nourrissant !

A l’esprit assoiffé et à l’âme affamé

De vivre sans jamais entamer

Le seuil où se sentir impuissant

 

Ne suis-je pas le symbole de toute rébellion?

Dont mon intelligence est le soleil

Qu’as-tu fait à présent de tes appareils  

Si aujourd’hui je te déclare ma révolution

 

Vaut-il la peine de vivre, sans carnage ?

Si la machine tourne et change les âges

Vaut-il la peine di vivre, sous avoir d’ailes

Si mes s’allument come milles chandelles

 

Si à présent tu me quittes

Mon cœur se brise

Tyran tire à ta guise

Ma pauvre vie qui s’effrite

 

Et dieu merci, dieu ta peine !

je te répète cette belle pièce

Que j’ai envie de caresses…

Alors que le temps se déchaine

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