Pondéreux , poème
à Juin
Le Garçon au Gilet Rouge, 1888-1890 | Paul Cézanne
Juin arrive cette
fois avec un naufrage
Qui éclipse à mes
yeux tous les paysages
Si seulement le
temps s’arrêtait
Je vis chaque
jour intensément
Jouant à ma lyre
Sans merci né agrément
Si à sa fin les
joies se récoltaient
Je regarde au
miroir de toutes réminiscence
Au fil des
images, au retour de toute romance
A quel stratagème
je confie mon salut ?
Si ce n’est à mon
génie usé
Et à mon cœur presque
désabusé
Dans ce printemps
fuyant et farfelu
Les couchée de
soleil arrivent comme des sonnettes
D’émotion, où Juin
fuit vers sa fin comme une bête
Et la lyre de mon
âme lui compose tout vers
Comment sont les
regards des amoureux ?
Si leurs destins
demeurent pondéreux
Et juin court
sans amour, solitaire…
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