Néant, poème
Edgar Dégat
Je vous raconterai
sans aucune épargne
Quel amour pur,
que de peine et de hargne
Dédiée à cette existence
combattue
Et de tant de
joie et de tristesses vêtues
Rêveur qui
galopait comme un chevalier
Faisant de chaque
jour son acier
Qu’importe si
monter ou descendre
La vie est faite
de lumière et d’ombres
O grâce attendue
! Grâce rêvée…
Quand les fardeaux
seront soulevés
Et chacun aura
les ailes aux pieds
Et un pays qui s’étend
au monde entier
Je pourrai avouer
alors chemin faisant
Au fil des années
et mes rêves pesants
Comment un cœur devient
raboteux !
Et à chaque jour son
prix couteux
Dans un souffle troublé
se sent mon existence
Bien secoué mais elle
se balance
Car, lorsqu’un rêve
résonne à l’esprit
Il veut devenir
et être bien compris
Le fardeau se
remplie d’illusions comme l’océan
Et il suffit d’une
vague pour exister en dehors du néant
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